Il n'existe sans doute rien de pire que la médiocrité, qui déteint sur autrui aussi imparablement qu'un jean noir au premier lavage (c'est pour cette raison d'ailleurs que je porte désormais quotidiennement la culotte bavaroise). Le mot en lui-même est assez laid, comme s'il existait une relation entre le signifiant et le signifié (et voilà, j'en ai déjà perdu trois). Si on le comparait à des termes et expressions plus nobles par exemple tels que "panache" ou "poser le matos sur la table", il irait faire coucouche panier la queue basse...Non mais ça suffit dans le fond là maintenant. Si mes propos ne vous intéressent pas, libre à vous de retourner vaquer à vos tristes et mornes occupations terrestres pendant qu'nous aut' érudits, et pas seulement Völler, nous envolons sereinement vers les limbes, et de quitter la salle en évitant de cracher sur les cerbères cérébraux à la sortie.
Mais revenons à nos ovidés, pas de leur sang de préférence, pauvres créatures sans défense, contrairement à l'éléphant, qui lui ne fait pas partie des ovidés, en partie parce qu'il a l'haleine fétide et surtout parce qu'il sent le bouc. Nous progressons à grands pas. En tant que président d'honneur du CEDI (Comité pour l'Eradication des Digressions Intempestives), cette inqualifiable interruption d'une démonstration qui sillonnait jusqu'ici sereinement vers les régions paisibles de l'imparab', je ne peux qu'être outré par certaines attitudes. Mais bref alors je lui ai dit venez plutôt dimanche, si ça se trouve ce sera ouvert! Ah ah ah. Hum. Excusez-moi, il s'agissait d'une blague improvisée que je devais faire un peu plus tard et dont les deux protagonistes étaient des cervidés.
La médiocrité tue aussi sûrement que le tabac et l'alcool, et à l'instar (j'aime toujours placer un petit "à l'instar, ça me fait penser à Drucker). Les chiens aussi me font penser à Drucker. Gérard de Palmas également. Quoique De Palmas me fait encore plus penser à mon beau-frère, qui aurait pu faire une belle carrière dans la chanson s'il avait su chanter. La vie est cruelle et tout s'y joue à pile ou face, à des détails, des petits riens qui changent tout. Prenez la chanson par exemple. Que faut-il pour avoir son petit succès? Une maison de disques hyperpuissante, un manager qui donne le change alors que tout le monde sait comment ça se passe hein dans ces milieux-là hein on nous dit bien que ce qu'on nous dit hein, quelques centaines de milliers d'euros de budget marketing-promo et toutes les radios commerciales derrière vous. Des broutilles en somme, qui viennent nous rappeler à quel point les aléas Drucker, pardon les aléas de la vie peuvent nous balloter comme de vulgaires fêtus de paille, condamnés à virevolter dans les airs peut-être à jamais, avec comme seul parachute ce courage qui sait se manifester aux fatidiques moments chez les meilleurs et les pires d'entre nous, et chez tous ceux qui ont laissé leur jeunesse sur le flancs de la colline 364.
La médiocrité tue, disais-je avant d'aborder une question fondamentale Nicolas à notre réflexion. Elle est le cancer incurable de cette société du milieu, comme disait Al Capone avant de tâter de la batte de base-ball si la partie de poker tournait mal. Sacré Al. Il sera d'ailleurs l'objet d'une prochaine conférence que j'ai déjà intitulé "Al Capone et Gandhi, frères de pensée", ne manquez pas cela, venez nombreux. Je songe notamment à cet épisode célèbre dans lequel Capone, les jambes dans les eaux du Gange jusqu'aux genoux, bouleversé et preque en transe, se retourna vers Gandhi et lui dit avec cet à-propos qui le caractérisait: "Dites donc le Matmata des lépreux de mes deux, tu sais combien ça douille un futale comme ça?" (je précise au passage qu'on dit "foutalé" en italien). Ce à quoi Gandhi répondit:"Oh vous savez, moi, des futales j'en mets que pour aller me baigner, et là justement j'ai pas pied". Ah ces rencontres qui changent la face du monde: Churchill-Staline, Kohl-Mitterrand, Schumacher-Battiston...
Puisque qu'il va falloir conclure (on me fait signe en régie, oui René je t'ai vu), nous finirons sur une note d'optimisme et dirons que la médiocrité ne constitue pas une fatalité. L'exemple n'est pas la preuve (attendez une seconde je la note celle-là), mais comment ne pas évoquer les ébouriffantes prestations de Jean Lefebvre dans des rôles totalement à contre-emploi, les progrès énormes de Carla Bruni à la main droite (je vous en prie), les progrès fulgurants en langues étrangères de Daniel Lauclair ou encore les brillantes analyses de Raymond Domenech dans un certain quotidien national. De qui parle-t-on à nos gosses? De Jaurès, de Jeanne d'Arc, des FFI, de Cyrano, du Cid. Excusez-moi mais pffff. Oui pfffff. Les gamins ont besoin de héros, et on leur sert du réchauffé fadasse. A quand Yannick Noah dans une classe? A quand Marc Lévy au baccalauréat? A quand une épreuve Koh-Lanta coefficient 5? La réponse, comme disait le chanteur, est dans le vent. C'était un poète, quand même, Cat Stevens.
Mais revenons à nos ovidés, pas de leur sang de préférence, pauvres créatures sans défense, contrairement à l'éléphant, qui lui ne fait pas partie des ovidés, en partie parce qu'il a l'haleine fétide et surtout parce qu'il sent le bouc. Nous progressons à grands pas. En tant que président d'honneur du CEDI (Comité pour l'Eradication des Digressions Intempestives), cette inqualifiable interruption d'une démonstration qui sillonnait jusqu'ici sereinement vers les régions paisibles de l'imparab', je ne peux qu'être outré par certaines attitudes. Mais bref alors je lui ai dit venez plutôt dimanche, si ça se trouve ce sera ouvert! Ah ah ah. Hum. Excusez-moi, il s'agissait d'une blague improvisée que je devais faire un peu plus tard et dont les deux protagonistes étaient des cervidés.
La médiocrité tue aussi sûrement que le tabac et l'alcool, et à l'instar (j'aime toujours placer un petit "à l'instar, ça me fait penser à Drucker). Les chiens aussi me font penser à Drucker. Gérard de Palmas également. Quoique De Palmas me fait encore plus penser à mon beau-frère, qui aurait pu faire une belle carrière dans la chanson s'il avait su chanter. La vie est cruelle et tout s'y joue à pile ou face, à des détails, des petits riens qui changent tout. Prenez la chanson par exemple. Que faut-il pour avoir son petit succès? Une maison de disques hyperpuissante, un manager qui donne le change alors que tout le monde sait comment ça se passe hein dans ces milieux-là hein on nous dit bien que ce qu'on nous dit hein, quelques centaines de milliers d'euros de budget marketing-promo et toutes les radios commerciales derrière vous. Des broutilles en somme, qui viennent nous rappeler à quel point les aléas Drucker, pardon les aléas de la vie peuvent nous balloter comme de vulgaires fêtus de paille, condamnés à virevolter dans les airs peut-être à jamais, avec comme seul parachute ce courage qui sait se manifester aux fatidiques moments chez les meilleurs et les pires d'entre nous, et chez tous ceux qui ont laissé leur jeunesse sur le flancs de la colline 364.
La médiocrité tue, disais-je avant d'aborder une question fondamentale Nicolas à notre réflexion. Elle est le cancer incurable de cette société du milieu, comme disait Al Capone avant de tâter de la batte de base-ball si la partie de poker tournait mal. Sacré Al. Il sera d'ailleurs l'objet d'une prochaine conférence que j'ai déjà intitulé "Al Capone et Gandhi, frères de pensée", ne manquez pas cela, venez nombreux. Je songe notamment à cet épisode célèbre dans lequel Capone, les jambes dans les eaux du Gange jusqu'aux genoux, bouleversé et preque en transe, se retourna vers Gandhi et lui dit avec cet à-propos qui le caractérisait: "Dites donc le Matmata des lépreux de mes deux, tu sais combien ça douille un futale comme ça?" (je précise au passage qu'on dit "foutalé" en italien). Ce à quoi Gandhi répondit:"Oh vous savez, moi, des futales j'en mets que pour aller me baigner, et là justement j'ai pas pied". Ah ces rencontres qui changent la face du monde: Churchill-Staline, Kohl-Mitterrand, Schumacher-Battiston...
Puisque qu'il va falloir conclure (on me fait signe en régie, oui René je t'ai vu), nous finirons sur une note d'optimisme et dirons que la médiocrité ne constitue pas une fatalité. L'exemple n'est pas la preuve (attendez une seconde je la note celle-là), mais comment ne pas évoquer les ébouriffantes prestations de Jean Lefebvre dans des rôles totalement à contre-emploi, les progrès énormes de Carla Bruni à la main droite (je vous en prie), les progrès fulgurants en langues étrangères de Daniel Lauclair ou encore les brillantes analyses de Raymond Domenech dans un certain quotidien national. De qui parle-t-on à nos gosses? De Jaurès, de Jeanne d'Arc, des FFI, de Cyrano, du Cid. Excusez-moi mais pffff. Oui pfffff. Les gamins ont besoin de héros, et on leur sert du réchauffé fadasse. A quand Yannick Noah dans une classe? A quand Marc Lévy au baccalauréat? A quand une épreuve Koh-Lanta coefficient 5? La réponse, comme disait le chanteur, est dans le vent. C'était un poète, quand même, Cat Stevens.